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Le déficit en hormone de croissance

Le déficit somatotrope ou déficit en hormone de croissance est une pathologie rare. Elle peut être héréditaire ou apparaître durant l’enfance. Il existe plusieurs causes connues, parmi lesquelles :

  • une tumeur dans la région hypophysaire
  • le traitement d’une tumeur cérébrale ou d’un cancer
  • un trouble dû à une anomalie sur un ou plusieurs chromosomes qui entraîne un défaut de fonctionnement de certaines cellules de l'organisme
     

Chez l'enfant

Le déficit en hormone de croissance est une maladie au cours de laquelle l’organisme de l’enfant n’est pas capable de produire la quantité d’hormones suffisante à une croissance normale.

Il peut aboutir à un retard de croissance parfois très profond. Sans traitement, les enfants atteints grandissent lentement et atteignent une taille adulte diminuée d'au moins 20 cm par rapport à la taille prévue. Avec un traitement par hormone de croissance, ces enfants peuvent atteindre une taille adulte se situant dans la normale.

Une fois la croissance terminée, la production d’hormone de croissance chez certains enfants ayant souffert d’un déficit dès l’enfance est suffisante et ils peuvent donc arrêter le traitement. Chez d’autres, le déficit persiste à l’âge adulte et il peut être nécessaire de poursuivre le traitement au-delà de l’enfance.
 

Chez l'adulte

Le traitement par hormone de croissance peut aussi venir répondre à un déficit hormonal chez l’adulte.

En effet, la sécrétion d’hormone de croissance diminue avec l’âge mais reste toujours significative. Une altération de sa production entraîne des troubles qu’il est nécessaire de corriger : anxiété, sensations de bien-être et qualité de vie altérées, vitalité diminuée, capacités de concentration et de mémoire réduites, tendance à l’isolement social…

À long terme, le déficit en hormone de croissance est à l’origine d’anomalies de la  composition corporelle (augmentation de la masse grasse, diminution de la masse musculaire), du métabolisme osseux et des facteurs de risque cardiovasculaire.

 

 

 

FR/WB/0216/0005
Dernière modification le 22 février 2016